26 juin 2022
traiter les crises d’angoisse

Des pistes pour traiter les crises d’angoisse

perturber la vie à des degrés divers. Mais de quoi s’agit-il au juste, et comment en venir à bout ? Eléments de réponse dans cet article.

Une crise d’angoisse, c’est quoi ?

Forme ultime de l’anxiété, l’angoisse se manifeste sous formes de crises que l’on appelle également attaques de panique. Cela ressemble à un malaise psychique pouvant avoir des conséquences physiques, avec un sentiment de danger imminent. Pour les formes sévères, on parle d’angoisse névrotique. Traiter les crises d’angoisse est une urgence, car la personne qui en souffre peut ressentir un grand inconfort et une énorme détresse. Les symptômes, qui combinent des aspects cognitifs et des aspects physiques, sont bien connus. Parmi les aspects cognitifs, on peut citer la peur de perdre le contrôle de soi-même, une sensation de dépersonnalisation et une peur de mort imminente. Les symptômes physiques sont, quant à eux, des sueurs, des palpitations, des tremblements musculaires, une impression d’étouffement, une douleur dans la poitrine, des bouffées de chaleur ou encore des nausées.

En moyenne, une crise d’angoisse dure entre 10 et 30 minutes. Extrêmement désagréable à vivre, elle survient sans prévenir, raison de plus pour traiter une crise d’angoisse sans attendre. En effet, plus vite on y fait face, plus l’angoisse sera facile à guérir. En outre, l’anxiété peut généralement provoquer divers symptômes au quotidien, pour ne citer que des difficultés à s’endormir et à se concentrer, des cauchemars ou encore des troubles de l’érection. Une personne qui commence à faire une corse peut avoir l’impression d’être sur le point mourir ou de faire une crise cardiaque, mais en réalité, elle ne risque absolument rien. Une fois la crise passée, tout rentre dans l’ordre, et les troubles physiques et psychologiques disparaissent, il ne reste qu’une grande fatigue. Dans la majorité des cas, les scientifiques ne trouvent aucune explication physique à la crise d’angoisse.

Parfois, l’angoisse est provoquée par une phobie : une personne qui a la phobie des chiens risque de faire une crise lorsqu’elle en croise un. C’est donc la phobie qu’il faudra traiter. Une crise d’angoisse peut aussi s’expliquer par événement traumatisant du passé. Dans ce cas, il faudra prendre en charge le stress post-traumatique responsable de l’angoisse. Une situation particulière peut également provoquer une crise, par exemple le soir ou le confinement prolongé consécutif à la crise du coronavirus. La prise régulière de drogue ou d’alcool peut aussi déclencher une crise, tout comme le surmenage et l’excès de fatigue.

Comment calmer une crise d’angoisse ?

Traiter les crises d’angoisse n’est pas chose facile car il n’existe pas de remède miracle, et elles sont souvent incontrôlables, même si elles ne durent pas. Lorsqu’elles surviennent, on doit autant que possible essayer de respirer normalement et éviter les facteurs déclencheurs. Mais le mieux, c’est de se faire accompagner par un professionnel de santé qui saura donner les meilleurs conseils. Le traitement aura comme objectif d’éviter l’apparition des crises et également supprimer la peur de faire de nouvelles crises. Bien dormir, bien manger, faire des activités physiques, en somme maintenir une bonne hygiène de vie peut également améliorer le bien-être mental.

De nos jours, les thérapies cognitives et comportementales sont considérées comme les meilleures pistes pour traiter les crises d’angoisse. En effet, elles aident considérablement à éliminer les sensations de danger imminent. Avec l’aide du praticien, on peut apprendre peu à peu à contrôler les crises et être exposé en toute sécurité aux facteurs déclencheurs. Il est possible de faire des séances en téléconsultation, ce qui augmente le confort des patients. Selon les cas, on suivra ces thérapies avec un psychologue ou un médecin généraliste. La durée de chaque séance est d’environ 45 minutes, et il faut faire entre 12 et 25 séances pour obtenir un résultat satisfaisant. Un bilan est établi par le praticien après les 12 premières séances pour évaluer l’efficacité du traitement.

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